Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand est l’auteur de six romans, tous salués par le public et la critique : Les gens heureux lisent et boivent du caféEntre mes mains le bonheur se faufile, La vie est facile, ne t’inquiète pas, Désolée, je suis attendueJ’ai toujours cette musique dans la tête et À la lumière du petit matin, son dernier roman. Avec plus de deux millions d’exemplaires vendus, elle a conquis le cœur des lecteurs en France comme à l’étranger.

L'enthousiasme, avec lequel vous accueillez chacun de mes romans, je m'en nourris. J'espère que vous prenez autant de plaisir à les lire que moi à les écrire.

Comme un livre ouvert

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Comment êtes-vous venue à l’écriture ?

J'ai découvert le plaisir et le goût pour l'écriture durant mes deux dernières années d'étude de psychologie lorsqu'il a fallu que je rédige les mémoires. J'ai aimé construire ma pensée et la mettre en mots. Je me suis dit à ce moment qu'un jour j'écrirais, pas d'un point de vue professionnel, mais pour raconter des histoires. J'ai toujours aimé les histoires ! Les années sont passées, j'ai exercé mon métier de psychologue dans le domaine de la protection de l'enfance, tout en gardant dans un coin de ma tête ce désir d'écrire. Puis en 2009 à l'arrivée de mon fils aîné, ce désir est devenu plus important encore, devenir maman m'a donné des ailes et une dose de confiance en moi pour essayer, pour me confronter à mon rêve d'écriture. Ne me manquait plus que l'histoire, et puis celle des gens heureux lisent et boivent du café a muri.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Bien souvent, je puise mon inspiration dans des questions que je me pose dans ma vie de tous les jours en tant que femme ; la réaction face au deuil, changement de carrière professionnelle, rapport au travail, à la famille, aux enfants, à l'amour. Ensuite, ce sont les personnages, il faut que j'ai envie de passer du temps avec eux, dans ma tête durant de longs mois, je dois être en fusion avec eux. Par exemple pour J'ai toujours cette musique dans la tête, ce sont Véra et Yanis qui m'ont amenée vers l'histoire, ils se sont imposés à moi et j'ai réfléchi à ce que je souhaitais leur faire vivre.
La musique joue aussi une grande part dans mon inspiration, la rencontre avec un morceau, un artiste peut générer chez moi des envies, peut faire naître de histoire. La musique me permet de m'évader, de penser, de laisser mon esprit vagabonder...

Quelles sont vos habitudes de travail ?

Après l'étape de construction de l'histoire, lorsque j'entre véritablement en période d'écriture, j'ai besoin de rituels et de discipline. J'aime me lever au petit matin, vers 5h30 et plonger immédiatement dans l'écriture quand tout le monde dans la maison à part moi dort encore. Je suis dans ma bulle et je retrouve mes personnages sans temps d'adaptation. Au réveil, je fais tout de suite corps avec mon histoire et je peux ensuite écrire une très grande partie de la journée. J'ai un impératif, il me faut la bande originale de mon roman, je travaille exclusivement en musique. Si je n'ai pas le bon morceau pour la bonne scène, je n'écris pas ou alors très mal !

Comment construisez-vous vos histoires ?

La construction de mes histoires passe par celle de mes personnages, j'ai besoin de les connaître en long en large et en travers, même si avec les temps j'ai appris et accepté qu'ils pouvaient me surprendre et que contrairement à ce que je pensais, je n'ai pas le pouvoir sur eux. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, je détaille un peu moins qu'avant le scénario de mes romans avant de débuter l'écriture, j'ai une trame assez développée avec beaucoup de scènes, j'ai un début, un milieu, une fin, mais je m'autorise à me laisser porter par les envies de mes personnages.

Ecrivez-vous actuellement un nouveau roman ?

Oui ! Mais je ne dirais rien !

Comment trouvez-vous vos titres ?

Ils ont tous leur propre histoire. La seule constante, je n'ai jamais le titre en débutant l'écriture, je n'en ai pas besoin pour me lancer. Il vient pendant l'écriture ou bien lorsque le roman est fini. Si mes titres sont tous une phrase plus ou moins longue, c'est parce que j'aime que ça raconte déjà une histoire et que chacun puisse s'inventer quelque chose à partir de ça.

Est-ce qu’il y a un peu de vous dans vos personnages ?

Je crois qu'on ne peut pas écrire sans mettre de soi. En revanche, aucun de mes personnages n'est moi ! Que ce soit Diane, Iris, Yaël ou encore Véra, elles ont toutes de petits bouts de moi uniquement perceptibles mes proches. Mais chacune m'a laissée un bout d'elle. Le fait que j'ai besoin d'être en fusion avec elles n'est pas sans laisser des traces, j'ai besoin de me fondre en elles pour écrire, je dois ressentir comme elles, avoir envie de pleurer, de rire, de crier, d'aimer comme elles, pour mieux les connaître et vivre pleinement l'histoire que je suis en train d'écrire. Je les aime toutes, je n'ai pas d'échelle de préférence entre mes personnages, chacune représente une année de ma vie.

À la lumière du petit matin

Les gens heureux lisent et boivent du café

Entre mes mains le bonheur se faufile

La vie est facile, ne t'inquiète pas

Désolée, je suis attendue

J'ai toujours cette musique dans la tête

Sources d'inspiration

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